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VII - Montpezat : cinq volcans pour une seule commune Les volcans situés sur le territoire de la commune de Montpezat relèvent de la province des «Jeunes Volcans d’Ardèche», l’une des deux plus jeunes zones volcanisées du Massif Central avec celle de la Chaîne des Puys.
Pas moins
de cinq bouches éruptives se situent sur le territoire de la commune
de Montpezat : Trois
autres cônes, localisés à proximité de la commune,
ont précédé la mise en place du Bauzon et se relayent
dans le prolongement de son flanc sud (Narçon, Vestide du Barbonnet,
Serre de Reboul).
Que l’on retienne les données de Berger &
Brousse (1975), de Berger (1981) ou celles de Rochette Bertrand &
Berger (1993), ce volcanisme est particulièrement jeune :
L’étude
du champ magnétique terrestre fossile (Berger, 1973-1981, Rochette,
Bertrand, Braun & Berger, 1993) montre que les trois épisodes
éruptifs ont été particulièrement brefs (peut-être
de l’ordre du siècle !) et séparés par des intervalles
de repos absolu. Le groupe
des volcans du Bauzon et la Gravenne de Montpezat appartient au second
épisode alors que La Vestide du Pal, Le Ferrand et le Chambon relèvent
de la phase la plus récente. LES VOLCANS STROMBOLIENS : GRAVENNE
DE MONTPEZAT ET SUC DU BAUZON
Les coulées, émises par ce volcan de type strombolien, se sont toutes épanchées dans la vallée de la Fontaulière. Giraud-Soulavie (1780) avait déjà insisté sur l’importance des scories fines (pouzzolanes) constitutives du cône. Bozon (1963) a également décrit ce volcan qu’il rattache au type vulcanien !. Par la nature de ses scories, le cône rappelle localement la Gravenne de Thueyts ; toutefois les projections qui se rencontrent au sommet évoquent plutôt celles du Souilhol. Il s’agit sans doute, comme pour ce dernier, de l’expression figée des retombées d’une ancienne fontaine de lave. La coulée principale mesure près de 5 kilomètres de long ; sa colonnade est faite de prismes puissants et sa fausse colonnade présente localement un débit en boules (le long de la route D 26, à 150 mètres du carrefour avec la D 536). Les petites coulées
de flanc sont relativement nombreuses sur les pentes et à la base
de la Gravenne (SW de Soubeyrols). Ce sont de petites émissions,
de quelques décimètres à un mètre de puissance.
Cette phase d’activité semble tardive par rapport à l’édification
principale du cône. Il reste que l’abondance des éboulis
ne permet pas d’estimer systématiquement les relations spatio-temporelles
exactes entre les diverses formations. C’est à proximité
de «Rocher Noir» que s’observent le mieux les petites coulées
tardives et peu épaisses (quelques mètres). L’une d’elles,
à entablement saillant, est également visible près
de Pourcheyrolles.
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2005
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