
Le volcanisme
d'Ardèche
IX - JAUJAC
De la place du village au secteur du Pont Romain
: premier regard sur laz coupe de Jaujac et sa coulée (photo 1)
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1 - VUE SUR LA COUPE DE JAUJAC.
(Vue
depuis la rive gauche du Lignon)
Depuis
la place du village on se fixera comme premier objectif le site
du Pont Romain.On empruntera, à cet effet, le petit pont
qui enjambe le Lignon et dans l’axe duquel on bénéficie
d’une vue pittoresque sur les maisons accrochées à
la pente (en rive gauche du Lignon).
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À la sortie du
pont, on peut soit emprunter l’escalier situé dans son prolongement
et accéder alors à une table d’orientation dont l’emplacement
offre une vue satisfaisante sur la Coupe, soit suivre la route de
Chastelas puis le chemin conduisant au site du Pont Romain.
La béhalière
de grande dimension, qui court en aval en rive gauche, alimente une
micro centrale localisée à proximité de la baignade.
En rive droite du Lignon
le front d’érosion de la coulée offre une première
observation de la prismation (dans la vraie colonnade) et du puissant
entablement qui caractérise la coulée de Jaujac. Bien
que très récente, celle-ci a déjà subi
une érosion significative. En effet, au moment de sa mise en
place, tout l’espace compris entre la falaise et le socle (en rive
gauche) était occupé par du basalte. |
VUE D’ENSEMBLE DEPUIS LA TABLE D’ORIENTATION
Un escalier
conduit, via un ancien chemin goudronné, à une table d’interprétation.
Depuis celle-ci on dispose d’une vue agréable et assez complète
sur le village de Jaujac et ses toits de tuiles. On remarque à
la fois sur la gauche et sur la droite le «sillon» que dessine
le bassin houiller de Prades-Jaujac, caractérisé par ses
collines douces. L’ensemble est dominé, principalement vers la
droite, par les hauteurs du puissant socle cristallin. La vue est intéressante
car on se situe pratiquement dans l’axe du cratère égueulé.
La lèvre
du volcan strombolien, couronnée par des conifères, domine
le cratère peuplé de feuillus. À l’avant de l’échancrure
une petite colline de terrains houillers indique clairement que le volcan
est posé sur du matériel relevant de cette période
géologique.
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2 - LE PONT ROMAIN.
Une
superbe mini «Chaussée des Géants» est
visible, par basses eaux, à une vingtaine de mètres
en amont du pont. On y observera la géométrie si particulière
des prismes (orgues basaltiques).
L’arrêt
du Pont romain (Photos 2 à 5 et 7) combine plusieurs attraits
puisque, outre son intérêt géologique, le site
en lui même est déjà très pittoresque
et ludique (Pont romain, cascade par hautes eaux, baignade,
orgues basaltiques).
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Qu’il soit ou non effectivement romain, le pont
(Photos 2 et 4) a véritablement belle allure. À quelques
mètres en amont, dans le lit du torrent affluent au dessus
duquel il a été bâti, on pourra (par basses eaux)
observer une mini «Chaussée des Géants»
illustrant remarquablement l’adage anglo-saxon «small is beautifull».
En effet le torrent a incisé au cœur même de la coulée
(un cas de figure rare) et, dans la mesure où il coule actuellement
à l’intérieur de la vraie colonnade, on bénéficie
d’une qualité d’observation rarement offerte au regard.
Depuis ce site on bénéficie d’une
excellent point de vue sur la masse principale de la coulée
tant en rive gauche qu’en rive droite du Lignon.
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3 - LA BAIGNADE DU PONT ROMAIN.
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Au site du Pont Romain, la coulée
est véritablement «schématique». En effet, non
seulement il est possible d’observer les trois parties constitutives d’une
coulée « complète » (de bas en haut : vraie colonnade,
entablement, fausse colonnade : voir Annexe II), mais de plus la relation
entre orientation des axes des prismes basaltiques (de la vraie colonnade)
et géométrie du substratum est «caricaturale».
Les orgues de la vraie colonnade ont une élévation de 4 à
5 mètres (Photo 5).
L’entablement, situé
immédiatement au dessus, est très puissant et constitue la
masse principale de la coulée. En ce point, il offre une remarquable
prismation en gerbe laquelle est à relier à la présence
d’une confluence (la lave «tourbillonne» en de tels points).
Tout à fait au
sommet, sur une hauteur de l’ordre du mètre on distingue nettement
ça et là les larges prismes (diagonale pluridécimétrique
alors qu’elle n’est guère que décimétrique dans la
vraie colonnade) de la fausse colonnade dont la hauteur n’excède
guère un mètre.
La
présence de la falaise basaltique, en rive gauche du Lignon,
montre bien que la rivière a incisé au cœur même
de la coulée. En effet, au moment de sa mise en place, celle-ci
remplissait tout lit du Lignon. Ici, comme en d’autres points, il
est donc possible de «toucher du doigt» l’importance de
l’érosion qui s’est manifestée en une durée particulièrement
brève (de l’ordre de 10.000/15.000 ans ou 40.000 ans selon
l’âge retenu pour la Coupe de Jaujac.
PHOTO 4 - LE PONT ROMAIN
On distingue la puissante coulée basaltique, vomie par la
Coupe de Jaujac, à l’arrière du pont.
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PHOTO 5 - LA COULÉE BASALTIQUE.
La vraie colonnade (orgues basaltiques
des dépliants touristiques) atteint ici une hauteur de l’ordre
de 4 à 5 m ; l’essentiel de la coulée relevant de
l’entablement. La fausse colonnade, quand à elle, n’excède
pas 1 m).
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DEPUIS LA ROUTE DOMINANT LE
PONT ROMAIN
Depuis l’arrêt
précédent il est possible de rejoindre la route reliant
(en rive gauche du Lignon) Jaujac à Neyrac, via la calade qui serpente
au delà du pont. Une fois parvenu à la route, et après
l’avoir traversée et parcouru deux à trois mètres,
on parvient à un point de vue qui permet de se livrer à
d’excellentes observations.
Cet arrêt
est, sans aucun doute, l’un des plus riches d’enseignements tant en direction
de la coulée (aussi bien vers l’amont que vers l’aval) qu’en direction
du village de Jaujac. À l’arrière plan de celui-ci on bénéficie
d’une vue panoramique sur la Coupe, l’ancien bassin houiller de Prades-Jaujac
et la puissante barrière de socle hercynien qui se situe immédiatement
au sud des terrains houillers.
Les amateurs
d’analyse morphologique se apprécieront car il est possible, depuis
ce point, de comparer les relations existant entre les formes de l’érosion
et la nature des terrains sur lesquels elle s’exerce (Photo 6).
Au premier plan on
remarquera le profil en V qui s’individualise naturellement dans le socle
alors que la coulée basaltique recule en formant une falaise verticale
(affouillement sous-basaltique suivi de l’effondrement de pans entiers
de coulée : Photo 6).
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6 - ÉROSION DE LA COULÉE.
Cette vue, disponible depuis le point de vue dominant le Pont Romain,
montre parfaitement comment s’érodent les coulées
basaltiques dites «de vallée». L’affouillement
des alluvions sous-basaltiques, lors des crues, induit un surplomb
puis l’effondrement d’un pan de coulée parallèlement
à la direction des axes des prismes. La coulée recule
donc en donnant des falaises verticales.
En direction
de Jaujac la différence de modelé entre les terrains
sédimentaires du bassin de Prades-Jaujac (non métamorphisés
car relevant de la fin de l’histoire de la vieille chaîne
hercynienne) et le puissant socle métamorphique est, plus
encore, impressionnante. Que l’on s’intéresse au paysage
(anthropisé au sens où nous l’expliquent les géographes),
à la géomorphologie ou au volcanisme, le site décrit
ici est l’un des points incontournables du circuit.
À ces
observations classiques, s’ajoute celle de l’incision verticale
souvent visible dans le socle et réalisée postérieurement
à la mise en place des coulées.
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PHOTO 7 - FAIBLE RÉ-INCISION À
JAUJAC
Dans la vallée du Lignon, le socle
n’est pratiquement pas ré incisé, attestant de la
jeunesse de la coulée.
Ces ré-incisions
peuvent être modestes (pratiquement nulle à Jaujac
dans l’axe de l’ancienne vallée (Photo 7), de l’ordre du
mètre à Neyrac au niveau de l’office du tourisme)
à 4-5 mètres (vallée de la Fontaulière
aux environs de Montpezat), voir 10-15 mètres (haute vallée
de la Bourges) ou même sensiblement plus (vallée de
la Volanne, à Antraigues). Les incisions, à parois
verticales, correspondent à des profils transversaux très
éloignés du profil d’équilibre (dans une vallée
d’origine fluviatile, on s’attend à observer un profil transversal
en V).
L’explication
est à rechercher dans l’histoire géologique récente
du rebord sud oriental du socle. Le Massif Central Français
appartient à une très vieille chaîne (la chaîne
hercynienne) qui au temps de sa splendeur, voici quelques 300 millions
d’années était l’équivalant de l’actuel Himalaya.
Au cours des temps géologiques elle a été arasée.
Voici quelques 15 à 10 millions d’années, le Massif
Central était relativement aplani et l’altitude moyenne n’excédait
peut-être pas 150 à 200 mètres. Aujourd’hui
les points hauts (hors volcanisme) sont à plus de 1500 m
(1700 m au Mont Lozère, de l’ordre de 1500 à 1600
m dans les Monts du Forez). Ici, le plateau (hors volcanisme) atteint
1200 à plus de 1400 m).
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Ces données
reflètent l’important soulèvement qui a affecté le
Massif Central au cours des dix derniers millions d’années. Dans
toute la bordure «cévenole» il est supérieur au
km (plutôt de l’ordre de 1,2 à 1,5 km). Ce soulèvement,
accompagné d’un basculement vers l’ouest, est à l’origine
de l’extraordinaire rajeunissement des reliefs et des incisions récentes.
Il reste que les coulées basaltiques peuvent tendre des pièges
à l’observateur peu averti. C’est le cas de façon spectaculaire
à Thueyts (au pont du diable). En effet, une fois la vallée
remplie de basalte, la rivière va tendre à reprendre progressivement
son profil en long «normal». Cela peut se faire de façon
continue ou discontinue (cascades visibles dans telle ou telle vallée
: Bourges et Fontaulière). À l’occasion de ce travail d’érosion
la rivière peut, plus ou moins, se déplacer axialement. Le
nouvel axe va «essayer» de se retrouver à la même
profondeur que celle qui prévalait avant la mise en place de la coulée.
On observera alors une incision verticale pouvant atteindre plusieurs mètres
même si la coulée est très récente (cas du Pont
du Diable à Thueyts). Du Pont, situé au cœur de Jaujac, au
Pont Romain le décalage latéral est à l’évidence
réel mais peu important. Ceci explique l’existence d’une ré
incision de faible amplitude à nulle.
LA COUPE DE JAUJAC : TRAITS GÉNÉRAUX
La
commune de Jaujac est largement bâtie sur la coulée émise
par le magnifique cône strombolien (Annexe I) qui la domine
(Coupe de Jaujac : photos 1 et 8).
PHOTO 8 -VUE SUR LA
COUPE DE JAUJAC.
(Depuis la rive gauche du Lignon)
La
Coupe de Jaujac (le nom «Coupe» est attribué
à la forme, évoquant, dit-on, une coupe à boire),
située en lisière du bourg, est le seul appareil (du
Pays des jeunes Volcans d’Ardèche) qui ne soit pas directement
édifié sur les roches métamorphiques du socle
hercynien. Le cône repose en effet sur les sédiments
du bassin houiller de Prades-Jaujac. De longue date, sa forme régulière
a été mise en exergue par les auteurs : «C’est
l’un des volcans les plus réguliers de France, le plus parfait
même» (Brousse & Berger, 1967, p.3).
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La
forme n’a pas changé depuis Faujas de Saint Fond, lequel la
décrivait en ces termes (1778, p. 310) :
«Arrivé
à Jaujac, on voit sur la gauche une belle montagne qui offre
une ouverture sur sa sommité ; c’est un magnifique cratère
d’où ont découlé toutes les laves qui ont formé
cette suite de chaussées qui règnent tout au long de
la rivière de Lignon. …/… On y voit une déchirure que
les laves ont produit en s’écoulant de ce vaste creuset. …/…
on ne peut entrer commodément dans ce cratère que par
une ouverture, les laves poreuses rouges et noires qui s’y sont entassées,
empêchant qu’on puisse bien distinguer le ruisseau de lave qui
descend par ondulation depuis la bouche du cratère, jusque
dans le bas de la plaine où on le voit paraître, et on
peut le suivre de distance en distance jusqu’au bord du Lignon, rivière
qui coule au pied de Jaujac où sont d’immenses chaussées
de basalte, les plus élevées de tout le Vivarais. …/…». |
Le cône est typiquement
de type strombolien (quand bien même l’application de cette terminologieà
de petits appareils ayant une durée de vie n’ayant vraisemblablement
pas dépassé quelques semaines à quelques mois, est
pour le moins abusive). L’édifice est essentiellement constitué
de projections et, à un degré bien moindre, de petits niveaux
de coulées. Divers auteurs pensent que, au moins une fois au cours
de son édification, le cratère a été rempli
par un lac de lave. En effet des traces de lave figée ont été
décrites au cœur du cratère. La coulée basaltique,
vomie par la Coupe de Jaujac, se caractérise par sa forte puissance.
Elle atteint en une cinquantaine de mètres d’épaisseur pour
une longueur qui n’excède pas 3,5 km. Elle a probablement été
bloquée par la coulée du Souilhol, émise antérieurement.
Cette particularité
conduit à penser que la coulée, émise par la Coupe
de Jaujac, est peut-être l’expression de la dernière manifestation
éruptive du Pays des Jeunes Volcans d’Ardèche.
Sur la base des éléments
disponibles (observations de terrain, âges absolus, données
du paléomagnétisme : Voir Annexe III), seule la coulée
de la Gravenne de Thueyts peut lui disputer ce titre.
RANDONNÉE SUR LA LÈVRE DU CRATÈRE
Pour
découvrir le volcan, on partira de la voie passant à
proximité de la source du Péchier et on empruntera le
chemin, à la fois large et bien entretenu, qui en fait le tour.
Après une brève marche, on arrivera à une intersection
qui, en fait, correspond au point de retour du véritable «chemin
de ronde» permettant de parcourir la totalité de la lèvre
du volcan. Cette excursion est une occasion à la fois de faire
une promenade fort agréable et de faire connaissance avec un
superbe cône «strombolien», peut-être le plus
jeune du Pays des Jeunes Volcans. Peu après le départ,
on arrive rapidement à un très bel affleurement aux
vertus pédagogiques certaines (Photo 9).
En effet, au premier regard, on peut avoir
le sentiment d’être typiquement dans un structure de type strombolienne
c. a. d. constituée d’une succession de niveaux d’épanchements
et de projections. L’observation un tant soit peu attentive bat en
brèche cette impression. |
PHOTO 9 – JAUJAC : BOMBES VOLCANIQUES.
(Certaines bombes évoquent
des « pseudo-coulées).
Des
blocs de basalte assez anguleux (de taille centimétrique
à décimétrique) baignant dans un ensemble,
où la présence de «galettes» de basalte,
contribue à mimer un faciès «strombolien».
Il s’agit là d’un piège fréquemment observé.
Ce que nous voyons correspond en fait
à ce que les volcanologues qualifient de «pseudo-coulées».
Il s’agit de gros paquets de basalte, projetés à faible
altitude et donc retombés à des températures
encore élevées. En parvenant sur le sol la lave, encore
assez peu visqueuse, va s’étaler et donner des sortes de
galettes, au diamètre pouvant atteindre de quelques décimètres
à plusieurs mètres, et qualifiées de «pseudo-coulées».
Sur un affleurement de faible dimension on pourra donc croire être
en présence d’une succession de niveaux de coulées
et de projections. À Jaujac, au point où nous observons,
la lave est parvenue au sol déjà relativement refroidie
et certains paquets se sont donc partiellement «fracturés»
au moment de l’impact alors que d’autres ont conservé leur
intégrité.
|
Ceci contribue à l’impression initiale d’être
en présence d’une alternance de coulées et de projections.
Divers points d’observation permettent de confirmer cette conclusion : le
cône de Jaujac est sans doute principalement constitué de projections.
LE SECTEUR DU PONT DE L’ÉCHELETTE
: un site très didactique
Le site du Pont de
l’Échelette se prête bien à l’observation de la coulée
basaltique et de certaines de ses particularités (Photo 18).
PHOTO 10 - AU PONT DE L’ÉCHELETTE
La coulée basaltique
ne s’est pas mise en place de façon continue, ce que montre
ce document : de la lave tardive a injecté du basalte qui
avait déjà commencé à se refroidir.
Depuis le parapet
du pont on observe, dans la partie gauche de l’affleurement et de
bas en haut (Photo 18), les trois sous-ensembles constitutifs d’une
coulée type : vraie colonnade de 4 à 6 m de hauteur
(localement 7 à 8 m) à la base, entablement représentant
la moitié de l’ensemble dans la partie centrale, enfin fausse
colonnade parfaitement individualisée dans la partie supérieure.
Ce schéma
remarquable en partie gauche de l’affleurement est sensiblement
perturbé sur sa partie droite (Photo 18, droite de la photo).
Les formes observées
montrent que la coulée s’est indubitablement mise en place
en plusieurs temps et que de la lave tardive s’est injectée
au sein d’un basalte déjà partiellement refroidi.
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Ce scénario fait
apparaître cette venue tardive sous la forme d’un «sill»
présentant une prismation remarquable à ses deux épontes
(surfaces de contact).
Plusieurs
épanchements successifs, peut-être à quelques
jours d’intervalle, ont donné un certain nombre de figures
comparables tout au long de la vallée. Il est difficile de
les interpréter si on n’a pas cette hypothèse présente
à l’esprit.
Pour la
petite histoire, on notera qu’on observe un phénomène
comparable à Antraigues, en rive droite du Ruisseau du Mas.
A l’issue
de la montée, depuis le Pont de l’Échelette jusqu’à
la route reliant le Souilhol à Jaujac en rive gauche du Lignon,
on bénéficie d’une vue remarquablement dégagée
sur la Coupe.
Après avoir
parcouru une cinquantaine de mètres en direction de Jaujac
on distingue parfaitement les éléments déjà
décrits : le massif hercynien du Tanargue, la saignée
que constitue le bassin houiller de Prades-Jaujac et, posée
telle un bijou dans son écrin, la Coupe de Jaujac et son superbe
cratère. Au premier plan, dans la vallée du Lignon,
on voit parfaitement la surface plane de la coulée basaltique. |
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