Le coût du diabète

Les données de la CNAMTS ont permis en France d’évaluer le coût des dépenses directes des diabétiques, types 1 et 2 confondus. Le coût annuel de la consommation médicale représentait 1 655 euros en 2000, les dépenses d’un diabétique étant 1.7 supérieures à celles d’un sujet de la population générale (une étude réalisée aux Etats-Unis révèle que le surcoût d’un malade diabétique est 3 fois celui d’un individu épargné par cette maladie).  Selon les méthodes et la sophistication des mesures, le coût des dépenses directes liées au diabète varient selon les pays de 2.5% à 15% du budget annuel de la santé. En France, les dépenses en faveur des diabétiques représentaient en 1998 4.7% des dépenses du régime général de l’Assurance Maladie.

Une analyse plus fine nous incite à distinguer le coût subi par le malade et sa famille, et celui supporté par la communauté :

  • au niveau du malade et de sa famille :
    aux coûts du traitement déjà évoqués, il convient d’ajouter les coûts indirects comme le relèvement éventuel des cotisations ou primes d’assurance maladie, d’assurance vie et d’assurance automobile. Le coût immatériel non quantifiable ne doit pas être négligé : impact sur la qualité de la vie lié à l’inconfort du traitement, aux restrictions imposées ou subies.
  • au niveau de la communauté :
    aux coûts de la prise en charge de la maladie et des complications, il faut ajouter ceux de la perte de productivité du fait de la diminution de la capacité de travail, des congés maladie, des incapacités, départs à la retraite anticipés et décès prématurés.

Le diabète est donc une maladie coûteuse, et l’on comprend mieux tout l’intérêt de la prévention, tant au niveau des destinées individuelles que des dépenses sanitaires des nations.