Après un repas

Après l’ingestion d’un repas, les glucides sont traitées par des cellules spécialisées de l’intestin grêle, les entérocytes. Celles-ci, grâce à l’action d’enzymes, décomposent l’amidon et les disaccharides en monosaccharides (glucose, galactose, fructose) qui sont les seuls glucides directement absorbables au niveau intestinal.

Parallèlement, le pancréas « informé » d’une augmentation de la glycémie, accroît sa fabrication d’insuline par l’intermédiaire des cellules bêta situées dans les ilôts de Langerhans. Glucose, galactose, fructose et insuline se présentent à l’entrée du foie par la veine porte. Dans le foie, galactose et fructose sont convertis en glucose. La moitié de l’insuline environ est utilisée pour mettre en réserve un peu moins de la moitié des sucres apportés par le repas, sous forme d’un polymère du glucose, le glycogène. La glycogénogénèse permet de stocker jusqu’à 100g de glycogène dans le foie. Le glucose et l’insuline non utilisés sur place sont déversés dans la circulation sanguine générale. L’insuline facilite alors l’entrée du glucose dans les cellules et sa mise en réserve dans les muscles, sous forme de glycogène (de 300g jusqu’à 500g pour les sportifs).

Ainsi, le glucose quitte le flux sanguin et la glycémie reste équilibrée. Sachant que les besoins en sucre sont en moyenne de 200 à 250 g sur 24 heures (en l’absence d’effort physique important), et que le foie en absorbe moins de la moitié, les quelque 100 à 150 g de sucre relâchés par le foie ne peuvent être stockés dans le sang (sinon, avec les 5 litres de sang de notre corps, la glycémie augmenterait de plus de 20g par litre !). On comprend bien ainsi que le sucre est en « transit » dans le sang, et que c’est la continuité de son déversement qui permet d’écouler une quantité importante sans que la glycémie n’excède la valeur maximale de 1,5g/l constatée après les repas.