Les conséquences

Conséquences à court terme du diabète de type 2

L’une des fonctions du rein est la filtration du sang. Jusqu’à une certaine concentration (de 1.60g/l à 1.80g/l) appelée « seuil rénal du glucose », le glucose est retenu dans la circulation sanguine. Au-delà, le glucose est éliminé dans les urines. Cette fuite du glucose nécessite de l’eau et augmente donc la quantité d’urines.Il peut s’ensuivre une déshydratation, qui déclenche une sensation de soif, étanchée par l’absorption accrue de boissons. Le phénomène peut être analysé en testant la glycosurie ou taux de sucre dans les urines à l’aide de bandelettes réactives.

Attention toutefois aux erreurs d’interprétation : certains médicaments peuvent engendrer une glycosurie en l’absence de diabète (dérivés de l’acide saliyilique, vitamine C, Methyldopa, Levodopa,…), de même que certains états (1 grossesse sur 2, après une intervention chirurgicale) et certaines pathologies.

Du fait de l’insuffisante disponibilité du sucre, une autre conséquence est l’utilisation des graisses de réserve comme source d’énergie de certains organes. Leur catabolisme, qui ne nécessite pas d’insuline, produit des corps cétoniques (acétoacétate, béta-hydroxyburate et acétone). En cas d’excès, il sont excrétés dans les urines (acétonurie) ou exhalés (halitose ou mauvaise haleine). Les graisses de réserve étant progressivement brûlées, on constate généralement un amaigrissement accompagné de fatigue. Parallèlement, la présence d’acétone s’accompagne de la production de déchets acides à l’origine de nausées, vomissements, avec risque de coma acidocétosique dont les conséquences sont parfois mortelles. Ces complications se retrouvent surtout chez le diabètique de type 1.

Chez le diabètique de type 2, on retrouve souvent le coma hyperosmolaire. il s’agit d’une déshydratation « massive » sans acidocétose.

Attention :

  • la présence d’acétone dans les urines n’est pas nécessairement pathologique. En cas de jeûne prolongé, le corps puise dans ses réserves de graisse et il est normal de retrouver de l’acétone dans les urines.
  • l’absence d’acétone en cas d’hyperglycémie n’est pas synonyme d’absence de gravité. En cas de déshydratation globale avec retentissement cutané et de troubles de la conscience s’installant en quelques jours, il faut craindre chez une personne âgée souffrant de DNID, un coma hyperosmolaire nécessitant une hospitalisation en urgence.