La mise en route de l’insulinothérapie

(extraits adaptés de la recommandation professionnelle AFSSAPS / HAS – novembre 2006)

La découverte d’un diabète de type 2 ne nécessite pas la mise sous l’insuline, en dehors des formes à révélation aiguë.
En dehors des situations d’urgence (cétose, coma hyperosmolaire, grossesse si le contrôle glycémique n’est pas obtenu par la diététique seule), le passage à l’insulinothérapie s’effectue dans les deux cas suivants :

  • contre-indication des antidiabétiques oraux, notamment insuffisance rénale ou hépatique, lorsque l’objectif glycémique ne peut être atteint avec les médicaments non contre-indiqués,
  • non atteinte des objectifs glycémiques, préalablement définis en terme d’hémoglobine glyquée, en l’absence de prise de poids et d’erreurs diététiques importantes, alors qu’un traitement oral maximal a été observé (association metformine-sulfamide hypoglycémiant et éventuellement thiazolidinedione ou acarbose)

La mise en route de l’insuline est souvent mal vécue par le patient qui y associe décadence, aggravation de sa maladie et contraintes supplémentaires.  Cette étape clé doit s’accompagner :

  • d’une prise de conscience des avantages liés à ce nouveau statut :
    allègement voire suppression du traitement médicamenteux, disparition de la fatigue éventuelle, prévention efficace des complications à long terme,
  • d’une éducation à l’autosurveillance glycémique,
  • d’une éducation à la bonne pratique des injections.