L’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle définie comme une pression artérielle régulièrement supérieure à 140 (tension systolique)/90 (tension diastolique) mm Hg est très fréquente chez les diabétiques de type 2. Or, elle constitue un risque de survenue d’une atteinte coronaire, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et un facteur aggravant de la néphropathie, de la rétinopathie et de la cardiopathie diabétique (AFSSAPS / HAS – novembre 2006). La baisse tensionnelle permet de diminuer le risque de complication macro et microvasculaire, ainsi que le taux de microalbuminurie et la progression de l’insuffisance rénale.

La normalisation des valeurs tensionnelles (valeurs cibles de 130/80 mm Hg et en-dessous) reposent sur :

des mesures d’hygiène de vie :

le cas échéant, réduction de la surcharge pondérale, sevrage tabagique, sevrage alcoolique, réduction des apports sodés : une diminution d’au moins 50 mmol de sel ( soit 3g de NaCl) par jour s’accompagne d’une baisse de pression artérielle susceptible de diminuer l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (30 à 40 % de réduction de risque pour une baisse de 5 à 10 mmHg de pression systolique ou diastolique) et des accidents coronariens (20 % de réduction de risque pour les mêmes baisses de pression) – source : AFFSA. Attention, il ne suffit pas d’avoir la main légère en agitant la salière, car le sel est quasiment partout et en quantité pas toujours justifiée :  pain, viennoiseries, charcuteries, plats cuisinés,

des prescriptions médicamenteuses choisies par le médecin

  • bêta-bloquant,
  • diurétique,
  • inhibiteur calcique…