Le sevrage tabagique

Le préjudice du tabagisme chez le diabétique est particulièrement sévère  :

Le risque vasculaire induit par le tabagisme s’ajoute à celui auquel le diabétique est exposé du fait de sa maladie. La consommation de tabac provoque une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle et une détérioration des artères (athérosclérose) avec risque de thrombose artérielle. Le risque d’infarctus du myocarde est multiplié par 4 par rapport aux non-fumeurs.

Le tabagisme favorise la survenue et l’aggravation de la microangiopathie rénale du diabète de type 2,

Le tabagisme augmente par ailleurs d’autre facteurs de risque (AFSSAPS / HAS – novembre 2006) :

  • en majorant certaines perturbations lipidiques, en particulier
    la baisse du cholestérol HDL et l’oxydation des LDL,
  • en potentialisant les troubles de la glycorégulation et en induisant
    une insulino-résistance,
  • enfin, en aggravant l’hypertension artérielle et en réduisant l’effet thérapeutique de certains médicaments anti-hypertenseurs.

En outre, le tabagisme favoriserait l’éclosion d’un diabète de type 2 chez les sujets intolérants au glucose ainsi que chez le sujet normal (AFSSAPS / HAS – novembre 2006).

Les stratégies d’aide à l’arrêt du tabac sont détaillées sur le site www.tabac-info-service.fr. On notera deux particularités du sevrage tabagique chez le diabétique (Accord professionnel – AFSSAPS / HAS – novembre 2006) :

  • Le bupropion LP, du fait de ses interactions avec les hypoglycémiants oraux et l’insuline (risque majoré de convulsions) et de l’absence d’étude chez le diabétique, est proposé en deuxième intention pour prévenir les symptômes du sevrage tabagique.
  • Lors de l’arrêt du tabac, il existe un risque important de déséquilibre du diabète lié à la polyphagie* réactionnelle et à la modification transitoire de la sensibilité à l’insuline. Le déséquilibre du diabète devra être anticipé et traité. *polyphagie = faim excessive avec une absence de sensation de satiété