La dyslipidémie

La dyslipidémie  correspond à une augmentation des taux sériques du cholestérol et/ou des triglycérides (lipides simples constitués de 3 acides gras fixés sur une molécule de sucre, le glycérol, et qui sont une réserve énergétique).

La dyslipidémie expose à un risque majeur d’athérosclérose. ou formation de plaques d’athérome, calcifications fibro-lipidiques dont la rupture peut provoquer des accidents thrombotiques aigus.

Chez le diabétique de type 2, la dyslipidémie joue un rôle important dans l’augmentation du risque cardiovasculaire. Les anomalies lipidiques observées sont :

  • une élévation des triglycérides,
  • une diminution du HDL (« bon cholestérol »)
  • une altération du LDL (« mauvais cholestérol ») :
    son taux n’est pas nécessairement plus élevé
    mais des modifications de structure le rendent plus athérogène.

Les recommandations de base en matière de prise en charge d’un dyslipidémie chez un diabétique de type 2 sont identiques à celles s’appliquant à la population générale :

  • réduction pondérale,
  • modération de la consommation d’alcool,
  • sevrage tabagique,
  • exercice physique,
  • équilibre diététique avec en particulier diminution des apports en graisses insaturées.

Plus que le niveau de LDL-cholestérol, c’est le niveau global de risque cardiovasculaire qui guide le médecin dans ses choix thérapeutiques et sa prescription éventuelle d’une statine à l’effet hypocholestérolémiant.

Patients considérés à haut risque cardiovasculaire (AFSSAPS / HAS – novembre 2006) :
les patients présentant notamment un diabète évoluant depuis plus de 10 ans
et au moins deux des facteurs de risque suivants :

  • antécédents familiaux de maladie coronaire précoce
    • infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans chez le père ou chez un parent du 1er degré de sexe masculin
    • infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans chez la mère ou chez un parent du 1er degré de sexe féminin
  • antécédents familiaux d’AVC constitué avant 45 ans
  • tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans
  • hypertension artérielle permanente traitée ou non
  • HDL-cholestérol <0.40 g/l quel que soit le sexe
    (si le taux est >= 0.60 g/l, soustraire un risque au score global car il s’agit d’un facteur protecteur)
  • microalbuminurie (>30 mg/24 heures)
  • âge : homme de 50 ans ou plus, femme de 60 ans ou plus

Patients considérés à risque cardiovasculaire faible ou modéré
(AFSSAPS / HAS – novembre 2006) :

  • patients sans autre facteur de risque additionnel, dépourvu de signe de rétinopathie et sans microalbuminurie et dont le diabète évolue depuis moins de 5 ans : objectif de LDL-cholestérol < 1.9 g/l
  • autres patients présentant au plus un autre facteur de risque additionnel au diabète : objectif de LDL-cholestérol < 1.6 g/l
  • patients présentant au moins deux facteurs de risque additionnels à un diabète évoluant depuis moins de 10 ans : objectif de LDL-cholestérol < 1.3 g/l.