La prévention de la néphropathie diabétique et de ses risques de complication

Elle repose sur quatre mesures :

  • le contrôle gycémique selon les objectifs synthétisés dans le tableau des recommandations générales,
  • un contrôle tensionnel strict (cf. normalisation des valeurs tensionnelles),
  • l’abaissement de l’albuminurie.
    L’albumine est une protéine dont la présence dans les urines peut révéler précocément une atteinte rénale due au diabète. Les bandelettes urinaires étant insuffisamment sensibles (elles ne révèlent que des taux supérieurs à 300 mg/l), il faut lui préférer le test urinaire de microalbuminurie. En cas de besoin le médecin pourra prescrire un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC).
  • le sevrage du tabac dont l’effet est néphrotoxique.
    La surveillance régulière de la créatininémie et de la kaliémie est recommandée chez les diabétiques atteints de néphropathie.
    La créatinémie mesure la quantité de créatinine, substance produite par la catabolisme musculaire, exclusivement filtrée par le rein, non réabsorbée et non sécrétée. Son étude est donc un excellent reflet de la filtration par le glomérule rénal. La kaliémie est la quantité de potassium (K+) par litre sang : son augmentation signe en général une diminution de l’élimination urinaire du potassium lors de problèmes rénaux.